OGRE ES-TU ?

Publié le par Théâtre du Petit Matin

Nous sommes complets pour l'événement "Ogre es-tu ?" 

le mercredi 16 avril à 14h30 et le jeudi 17 avril à 9h30. 

Si vous souhaitez réserver pour le jeudi 17 à 19h30, 

n'attendez plus.

 

INFOS & RÉSERVATIONS

04 91 48 98 59

theatredupetitmatin@gmail.com


ATTENTION, LES HORAIRES ONT ÉTÉ MODIFIÉS !

MERCREDI 16 AVRIL À 14H30
JEUDI 17 AVRIL À 9H30 & 19H30
TOUT PUBLIC
À PARTIR DE 7 ANS

« OGRE ES-TU ? »

 

MERCREDI 16 AVRIL 2014 À 14H30
JEUDI 17 AVRIL 2014 À 9H30 & 19h30

UN PROJET DE RACHEL CEYSSON
ET BÉATRICE COURCOUL

« OGRE ES-TU ? »


La compagnie La Paloma sera en résidence du 24 mars au 17 avril 2014 au Théâtre du Petit Matin à Marseille, pour son prochain projet : Ogre es-tu ? Nous serions heureux de partager avec vous les ouvertures de fin de chantier.

Une piste de cirque ronde comme une assiette, une porte ouvrant sur l’imaginaire de chacun. C’est à livre ouvert que se présenteront nos créatures : l’ogresse originelle, croqueuse d’enfants, la mère dévorante, débordante d’amour et la petite fille d’aujourd’hui perdue au royaume de la consommation.

Nous profiterons de cette sortie de résidence pour ouvrir la discussion et l’échange après chaque présentation. Les avis des enfants nous seront précieux et viendront enrichir la suite de notre travail de création.

Retrouvez le dossier du spectacle sur : www.azadproduction.com

Création du 10 au 13 décembre 2014 dans le cadre du festival Minots, marmailles & cie Théâtre de Lenche.

DURÉE DU SPECTACLE : 50 MINUTES

TARIF : 
ENFANT : 6 €
ADULTE : 10 €

RÉDUIT & ADHÉRENT : 8 €

SCOLAIRE : 5 € par enfant
(GROUPE, NOUS CONTACTER)

 

PRODUCTION : CIE LA PALOMA - CIE D’ICI

COPRODUCTIONS : THÉÂTRE DU PETIT MATIN / THÉÂTRE DE LENCHE

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MAGAZINE VENTILO

Publié le par Théâtre du Petit Matin

MAGAZINE

VENTILO

INTERVIEW
NICOLE YANNI

MAGAZINE VENTILO

IL EST DES PETITS LIEUX CACHÉS QU’ON APPELLE THÉÂTRES, QUI FONT SANS BRUIT UN TRAVAIL RÉSONNANT DANS LA TÊTE DE NOMBREUX MARSEILLAIS. LE THÉÂTRE DU PETIT MATIN (TPM POUR LES INTIMES) ŒUVRE DEPUIS TRENTE ANS AU PARTAGE DES ÉCRITURES CONTEMPORAINES, DONNANT LA PAROLE AUX AUTEURS, AUX COMÉDIENS ET AUX SPECTATEURS. NOUS AVONS RENCONTRÉ LA RESPONSABLE DU LIEU. LIBRE PENSEUSE, AFFRANCHIE ET ENGAGÉE. 
 

Quelle est la particularité du TPM dans le paysage marseillais ?

C’est un petit lieu chaleureux, où nous avons toujours essayé de concilier l’exigence artistique et la convivialité. Nous y défendons les écritures contemporaines, en accueillant par exemple des auteurs qui s’exposent aux questions abruptes et directes du public sur leur écriture. Certains soirs, l’ambiance peut faire penser à un café clandestin…

 

Que pensez-vous de l’adage : « la culture se meurt et le monde va mal » ?

Tant qu’il y aura des humains, il y aura de la culture. Nous sommes dans un monde complètement nouveau, qui se transforme. Plutôt que de pleurer sur ce que l’on perd, il faut retrouver les chemins de la création pour faire exploser les codes de l’intérieur, créer des sortes de bunkers à l’abri du commercial. Prendre le risque d’être en dehors des circuits de diffusion, sans chercher leur reconnaissance.

 

Comment fonctionne le TPM ?

Avec peu de subventions, on arrive tout de même à proposer des choses. En fait, il y a le problème économique des projets, et le problème du fond. Autrement dit : obtenir de l’argent oui, mais pourquoi faire ? Faire des spectacles pour faire des spectacles, comme on le voit de plus en plus dans le théâtre « institutionnel », où le public dit bravo à la fin parce qu’il a tout compris, à quoi ça sert ?

 

Donc selon vous, les subventions mettent à mal l’exigence artistique des théâtres ?

Non, ce n’est pas que ça. Les programmateurs des théâtres cherchent des spectacles qui passeront facilement auprès de leur public, ils anticipent sur la réception des spectateurs. Il faudrait pourtant effectuer derrière un travail d’interrogation, une prise de risque de la part des théâtres et des compagnies. Ça ne veut pas dire proposer des spectacles difficiles, mais des spectacles où l’on s’étonne, on s’interroge. Où l’on est ému. Le théâtre sera plus fort si ceux qui le font assument la responsabilité de rendre compte de notre époque, sans avoir peur de déranger, de revendiquer haut et fort la prise de tête plutôt que la pensée commune aliénante.

 

Cela passe-t-il forcément par l’émotion ?

Par l’émotion et la pensée. Quand je sors d’un spectacle qui m’a touchée, ça me donne envie de faire des choses. Il faut une rupture avec ce que le spectateur reconnaît, un décalage qui provoque une étincelle, le choc d’une émotion… Je pense que les artistes crèvent à petit feu du fait de devoir rentrer dans le moule du « faire passer une bonne soirée au public ».

 

Revenons-en au TPM, qui fête ses trente ans de résistance (euh, d’existence, pardon). Quels sont vos projets ?

Nous avons mis en place un laboratoire composé de comédiens amateurs et professionnels pour réfléchir à la responsabilité du théâtre actuel : l’acte de la parole,  la place de l’artiste, la poésie… D’autre part, j’ai sélectionné vingt spectacles qui me paraissaient fondamentaux dans mon travail de metteur en scène et j’écris un texte qui retraverse les thèmes abordés. Pourquoi fait-on du théâtre ? Novarina dit : « On est acteur parce qu’on ne s’habitue pas à vivre dans le corps imposé, dans le sexe imposé. » Je crois que c’est quelque chose qu’on n’a pas à supporter tout court. Il s’agira donc de monter un spectacle à l’issu de ce laboratoire, à partir de cette problématique-là. Ce sera l’occasion de revisiter l’époque. Je ne fais pas des spectacles qui racontent des histoires, je fais des spectacles qui traversent l’histoire. La fable ne m’intéresse absolument pas au théâtre, et le réel encore moins.


Propos recueillis par Maude Buinoud

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